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    Kaamelott Dies Irae

    Le 1er épisode de Kaamelott

    Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore...

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Écrit par Nicolas   

 

Ergan et Lôthiniel ont réussi tant bien que mal à fuir le château en flammes. Au petit matin nous les retrouvons chevauchant rapidement vers l'Est, pourchassés par une meute de wargs. Blessé au cours de leur fuite du domaine de Galadhil, le cheval de la jeune femme commence à donner des signes de fatigue… Non loin de là un cavalier observe la scène. Un seul ordre suffit pour que sa puissante monture dévale la colline et se porte au niveau de Lôthiniel. Il se saisit alors de la jeune femme et rejoint Ergan. Derrière eux les wargs rattrapent la pauvre monture et la dévorent. Le cavalier à la blonde chevelure se nomme Wolfram et vient des lointaines plaines du Rohan. Il aurait assisté impuissant à la mort de son vieil ami Baraln et depuis il pourchasse son meurtrier. Comprenant que leurs destins sont liés les trois compagnons font route ensemble vers l'Est à la recherche de Fangol , Terenil et Glomrend.

A quelques lieues de là, dans un petit village, Glomrend fait ses adieux à Terenil et Fangol. Leurs affaires ne le concernent plus vraiment et il désire revoir sa famille et le Gondor. Les deux voyageurs reprennent leur route tout en continuant à s'occuper d'Aürestel. Au bout de quelques jours ils aperçoivent deux cavaliers qui s'approchent d'eux. Quelle n'est pas leur surprise quand ils découvrent Ergan et Lôthiniel, accompagnés par un homme à la blonde chevelure. Gardant le secret sur son identité Fangol convainc Ergan de se rendre sur ses terres pour confier l'enfant à sa sœur.

Le trajet est bien long et c'est après plusieurs jours qu'ils peuvent enfin découvrir le domaine de la famille d'Ergan. Arrivés devant le manoir familial ils sont accueillis par un vieux domestique. Alors qu'ils se restaurent dans la grande salle, l'oncle d'Ergan, Fanris, surgit dans la pièce. Dissimulant mal une certaine gêne à revoir son neveu en vie Fanris essaye de se comporter en grand seigneur. Demandant à voir sa mère, Ergan se voit refuser l'accès de ses quartiers par son oncle. Il prétend qu'elle est souffrante et à grand besoin de repos. Le jeune homme apprend aussi que sa sœur a quitté le manoir peu après sa disparition, décidant de partir à sa recherche. Par la fenêtre Fangol voit partir un cavalier au triple galop. Le lendemain les compagnons errent dans le manoir et découvre son magnifique jardin intérieur. La jeune Lôthiniel s'occupe d'Aürestel, renommée Nëthiniel pour ne pas éveiller l'attention. Wolfram s'en va parcourir le domaine d'Ergan sur sa puissante monture, Vif-Argent. Traversant le jardin, Fangol est assaillit par des souvenirs alors qu'il contemple ce qui fut le bureau de son père. Celui-ci aimait déplacer son pupitre sur le balcon et profiter du soleil tout en écrivant dans un massif grimoire de couleur rouge. Revenant des quartiers de sa mère où il s'est fait refouler par le garde en faction, Ergan s'arrête devant la porte du bureau de son père et se souvient des moments qu'il passait à l'épier. Un jour il fut même presque certain de l'avoir vu déplacer la massive statue trônant au milieu de la salle. A la recherche de preuves pour incriminer son oncle, Ergan pénètre dans le bureau de son père avec ses compagnons. Après leur avoir relaté ses souvenirs tous décident de déplacer la lourde statue. Ils mettent ainsi à jour une petite cache qui contient un lourd grimoire à la couverture rouge ; le journal de Gimlárian. Une lecture approfondie leur permet de découvrir que le seigneur des lieux était assuré d'avoir été empoisonné par son frère Fanris. Celui-ci serait à la solde de Lornen, un petit seigneur prétentieux. Il regrettait aussi de n'avoir légué Gilforod, la lame familiale, à son fils aujourd'hui disparu, Gimilkhâd. Seul l'aîné de la lignée pouvant manier l'ancienne épée, il lui faudrait l'emporter dans le tombeau.

Le soir-même, seul dans sa chambre, Fangol se prépare à aller dormir. Accidentellement il fait tomber son arme dans la cheminée et s'empresse de la reprendre. A sa plus grande surprise des lettres de feu sont apparentes sur toute la longueur de la lame. Conviant Terenil à le rejoindre, il lui demande de déchiffrer l'inscription qui semble être écrite en quenya. L'elfe lui révèle la traduction : " Le Fléau de Dralnan. Gardienne de sa Vie. Clef de sa Mort. " Le lendemain ils décident de se rendre une fois de plus dans le bureau pour y trouver des informations. Une journée de recherche leur permet d'apprendre que Dralnan était connu pour posséder une cotte de mailles ayant la faculté de repousser les coups ainsi qu'une terrible épée. Malheureusement il aurait péri écrasé par un arbre et son arme fut volée. En outre, Dralnan se trouve être le père de Lornen… Pendant ce temps Ergan se rend à nouveau dans les quartiers de sa mère. Arrêté par son oncle une fois de plus, le jeune homme laisse éclater sa colère et le bouscule avec force avant de pénétrer dans la chambre. Dans la pièce flotte une étrange fumée, exhalée par des encensoirs. Au chevet de la maîtresse des lieux se trouve une vieille femme au visage masqué. Entrant dans une rage folle Fanris, épaulé par un garde, menace son neveu et le met à la porte. De retour parmi ses compagnons Ergan leur raconte ses mésaventures. Fangol, versé dans l'art des plantes, reconnaît l'odeur imprégnée aux vêtements d'Ergan ; à forte dose cette plante s'avère mortelle pour celui qui en respire les vapeurs. Craignant pour la vie de sa mère Ergan souhaite agir au plus vite. Seul Terenil remarque la mine soucieuse de Fangol et ne comprend guère que son ami continue à taire sa véritable identité. Conscients qu'un symbole de l'autorité familiale pourrait les aider à gagner quelques serviteurs à leur cause les compagnons décident de partir pour le tertre familial le lendemain matin.

Arrivé devant la porte massive derrière laquelle reposent les corps de ses aïeux, Ergan tourne la lourde clef dans la serrure et s'engage dans les ténèbres, suivit par ses amis. Dans les bras de Lôthiniel, Aürestel ouvre de grands yeux ébahis. Une recherche rapide leur permet de découvrir le caveau de Gimlárian. Une fois à l'intérieur il leur faut faire preuve de courage pour ouvrir le sarcophage de pierre et contempler la dépouille de ce puissant seigneur. Sur sa poitrine repose une gigantesque épée dont la lame semble luire faiblement. Fangol et Ergan posent une main sur l'arme en même temps et la retirent doucement. C'est alors que l'improbable se produit et que la dépouille de Gimlárian s'anime. Les deux hommes lâchent l'épée qui rebondit sur les dalles de pierre. Se redressant sur sa couche mortuaire le seigneur s'adresse à ses fils d'une voix d'outre tombe. Il murmure le nom de Gimilkhâd tout en regardant Fangol. Lui demandant d'accomplir sa vengeance il retourne à son éternel repos. Fangol se baisse pour ramasser l'épée qui se met soudainement à luire de mille feux. A ce moment Ergan comprend qui se tient devant lui et les deux frères s'étreignent sous le regard de leurs compagnons. Leurs retrouvailles sont troublées par la lame de Wolfram qui jaillit de son fourreau ; des hommes approchent dans le couloir… Quittant le caveau les cinq amis se retrouvent nez à nez avec Indovor accompagné de Fanris et du dernier frère de Gimilkhâd et d'Ergan, Meriad. A la demande de son oncle il était parti prévenir le sombre seigneur de l'arrivée d'Ergan et de ses compagnons. L'affrontement est inévitable et Lôthiniel se recule un peu pour déposer Aürestel à l'abri avant de se jeter sur Meriad aux côtés de Terenil. Gimilkhâd et Wolfram s'attaquent à Indovor pendant qu'Ergan se tourne vers son oncle. D'un coup d'épée magistral il lui enfonce le crâne et court porter assistance à son frère. Bien que dépassé en nombre le sombre seigneur garde l'avantage, blessant maintes fois ses adversaires. Conjuguant leurs efforts Terenil et Lôthiniel parviennent à défaire le frère félon et attaquent à leur tour Indovor. L'homme noir semble se jouer d'eux mais finalement Gimilkhâd lui assène un coup fatal. La lourde armure noire s'effondre sur le sol dans un terrible fracas. Une brume s'en échappe et un long hurlement les assure de la destruction de leur ennemi. Seul un faible ricanement vient troubler le silence de mort qui plane dans le couloir. Avant de mourir Fanris fait savoir aux deux frères que leur sœur Mëthien va être exécutée par Lornen suite à une tentative d'assassinat manquée. Les compagnons retournent au manoir et éliminent les quelques gardes fidèles à Fanris qui essayent de leur barrer le chemin. Découvrant que la femme au chevet de sa mère est à demi orque Gimilkhâd la décapite d'un revers d'épée. Chassant la fumée nocive qui emplit la pièce il ne peut maintenant qu'espérer que sa mère, Mëlied, ira mieux. Sellant des chevaux frais les deux frères et leurs amis partent pour la citadelle écarlate, demeure de Lornen.

Ils franchissent au petit matin les lourdes portes de la citadelle. Sur la grande place on prépare déjà l'exécution qui aura lieu le lendemain. Des ouvriers finissent d'installer les gradins qui recevront le seigneur Lornen et les dignitaires de la citadelle. Les compagnons apprennent que plusieurs seigneurs Dúnedain auraient été aperçus en ville. Gimilkhâd décide d'attendre le moment de l'exécution pour agir. Les amis s'installent dans une auberge pour passer la nuit. Le lendemain matin une foule se presse déjà sur la grande place pour assister à la mise à mort. Alors que le héraut fait connaître les crimes reprochés à Mëthien, Gimilkhâd et Ergan fendent la foule sur leurs montures et viennent se planter devant Lornen. Aürestel dans les bras, Lôthiniel s'apprête à troubler le bourreau de sa voix mélodieuse si le besoin s'en fait sentir. Non loin de là Terenil attend patiemment et face à lui Wolfram n'est pas moins prêt à agir au moindre signal. D'une voix puissante Gimilkhâd accuse Lornen d'avoir fait assassiner nombre de hauts seigneurs de leur peuple pour se rapprocher du trône. Lui riant au nez le fourbe en appelle à la garde pour jeter aux cachots ces deux importuns. C'est ce moment que choisit un homme arborant une étoile d'argent à six branches sur son épaule pour s'avancer à son tour. Usant de toute son autorité, Arathorn, fils du seigneur actuel des Dúnedains du Nord, ordonne que Gimilkhâd puisse continuer à s'exprimer. Le jeune homme provoque Lornen en duel. C'est en riant bruyamment que le seigneur félon descend des gradins et vient se camper devant Gimilkhâd. Sa cotte de maille semble briller faiblement. Gimilkhâd se lance à l'assaut mais même la puissance de Gilforod, l'Etoile du Nord, ne suffit à blesser Lornen. L'inscription sur son autre arme lui revient en tête et il plante l'épée familiale dans le sol pour la tirer de son fourreau. Quand la lourde lame entre en contact avec l'armure de son adversaire elle éclate en mille morceaux mais détruit en même temps l'enchantement qui protégeait son porteur. La cotte de maille perd de son éclat et devient aussi noire que du charbon. Reprenant Gilforod en main, Gimilkhâd s'avance à nouveau vers son ennemi. Pris de peur Lornen crie au bourreau de faire son office. Mais Lôthiniel veille et d'un chant apaisant elle charme le bourreau qui repose sa hache. Du coin de l'œil Terenil voit un homme jusqu'alors resté en retrait sur le podium dégainer son arme et marcher sur Mëthien. D'un bond l'elfe est sur l'estrade. Mais Wolfram le devance d'une flèche bien placée qui contraint ce nouvel adversaire à changer ses plans. Il n'aura malheureusement pas le temps de tenter autre chose pour accomplir la volonté de son maître car Terenil, épaulé par Ergan qui vient lui aussi de sauter sur l'estrade, le fait passer à trépas. Ergan délie les mains de sa sœur et l'aide à monter en croupe du cheval de Wolfram pour la mettre à l'abri. Pendant ce temps Gimilkhâd semble avoir pris un avantage certain sur Lornen. Dans la main de son nouveau maître Gilforod brille d'une froide lueur. Le coup porté est terrible et Lornen meurt, le sang glacé par la puissante magie qui habite lame ancestrale. Les soldats hésitent un instant à venger leur seigneur mais une troupe de rôdeurs du Nord entre dans la citadelle au même instant. Sous le commandement d'Arathorn ils prennent possessions des lieux. Les quelques traîtres restant sont rapidement jetés aux cachots. Pour remercier les deux frères, Arathorn offre la citadelle écarlate et les terres avoisinantes à leur famille.

Après plusieurs jours les compagnons regagnent finalement le domaine de Gimilkhâd. Sa sœur n'en revient toujours pas de le savoir vivant et la joie se lit sur son visage. Leur mère se remet rapidement du mal qui l'avait frappé et décide de s'occuper de la petite Aürestel jusqu'à ce qu'elle soit en âge de retourner sur les terres de son père. Les jours passent et pour Wolfram vient l'heure du départ. Ses nouveaux amis l'accompagnent un moment sur la route puis s'en retournent vers le domaine. Dans l'herbe Wolfram aperçoit un petit médaillon en mithril. Persuadé qu'il s'agit du médaillon porté par Ergan il hésite un instant à tourner bride pour aller lui rendre puis, décidant de le garder en souvenir, il s'en retourne en Rohan porté par Vif-Argent.

Ergan devint le nouveau seigneur de la citadelle écarlate. Lôthiniel, désireuse de retourner dans sa famille, leur fit ses adieux quelques semaines plus tard. La petite Aürestel lui manqua beaucoup. Quant à Terenil il lui restait beaucoup à apprendre avant de regagner les Havres Gris et il prit la route d'Imladris par une belle matinée ensoleillée. Ainsi se séparèrent les compagnons. Cette séparation devait durer quinze ans…

 


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